Burn-out : quand s'arrêter n'est plus un luxe mais une nécessité
Julien Gabrelle
10 minutes

Les histoires que je raconte ici sont romancées. Le regard que je pose s'appuie sur ma formation et sur des repères cliniques reconnus ; les personnages, eux, sont des compositions. Je crée une figure à partir de situations réelles, jamais une personne identifiable. Tout y est vrai, sauf elle.
Une personne s'assoit en face de moi, visiblement à bout. Elle me demande, presque sans détour, de l'aider à tenir. De la remettre d'aplomb pour qu'elle puisse continuer à assumer son travail, ses responsabilités, sa fonction. Elle ne vient pas chercher à s'arrêter. Elle vient chercher de quoi repartir, plus vite, plus solide.
Au fil de nos premiers échanges, j'écoute, et quelque chose se dessine clairement : ce que je vois, ce n'est pas un manque d'énergie passager, c'est un épuisement profond, lié au travail. Alors je le nomme avec délicatesse. Je lui dis ce que j'observe. Et je lui dis aussi, doucement, que je ne pourrai pas la réparer pour qu'elle continue à se consumer davantage.
Le burn-out en France : un phénomène qui touche des millions de personnes
Les études convergent : le phénomène touche des millions de salariés en France. Le baromètre Moodwork 2024, réalisé auprès de 3 500 salariés de 87 entreprises françaises, est la source la plus récente que j'ai pu consulter au moment d'écrire cet article : il révèle qu'un salarié sur quatre présente un niveau de risque élevé de burn-out, en hausse de 3 points par rapport à 2023, et que 8 % présentent un profil de burn-out avéré nécessitant une prise en charge immédiate. Le baromètre Empreinte Humaine (OpinionWay), de son côté, estimait en 2024 qu'environ un salarié sur trois faisait face à un risque de burn-out, dont un peu plus d'un sur dix à un niveau sévère. Ces chiffres bougent chaque année, et toujours dans le même sens.
Mais derrière chaque chiffre, il y a une personne. Quelqu'un qui ne reconnaît plus sa propre fatigue, qui continue parce qu'il ne sait plus comment s'arrêter, ou parce qu'il a peur de ce que l'arrêt signifierait. C'est souvent là qu'un accompagnement peut faire quelque chose.
Quand nommer l'épuisement met en colère
Mon observation ne l'apaise pas. Bien au contraire, elle se met en colère. Ce n'est pas ce qu'elle était venue entendre. Elle voulait une réparation, je lui tends un miroir. C'est une réaction que je comprends et que je respecte : la colère, ici, dit l'attachement à tenir, la peur de lâcher, tout ce qui se joue d'identité dans le fait de continuer coûte que coûte.
Elle repart, et tente de tenir encore. C'est fréquent. On ne renonce pas du jour au lendemain à ce qui nous a longtemps définis. Jusqu'au matin où le corps, lui, tranche à la place de la tête. Un matin où il dit non, brutalement, sans prévenir. Le corps a cette honnêteté que la volonté n'a pas : quand on ne l'écoute plus, il finit par s'imposer.
Le burn-out n'est pas une faiblesse
On croit encore trop souvent que s'épuiser au travail serait un manque de volonté ou de résistance. C'est l'inverse. Le burn-out ne frappe pas les plus fragiles. Il frappe celles et ceux qui en font trop, trop longtemps, par engagement, par conscience professionnelle, par incapacité à lâcher. On ne s'épuise pas parce qu'on ne tient pas. On s'épuise parce qu'on a trop bien tenu, au-delà du soutenable.
S'arrêter, dès lors, n'est pas une défaite. On ne demande pas à quelqu'un dont la jambe est cassée de continuer à courir. S'arrêter, ce n'est pas renoncer. C'est reconnaître qu'on ne peut pas se réparer en poursuivant exactement ce qui nous a brisés.
Un processus qui s'installe progressivement : reconnaître les signes
La Haute Autorité de Santé définit le burn-out comme un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d'un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». Ce n'est pas un ras-le-bol passager. C'est un processus qui s'installe dans la durée, souvent à l'insu de la personne elle-même.
Ce qui le rend si difficile à reconnaître, c'est qu'il ne tombe pas dessus. Il glisse. Dans un premier temps, la fatigue est là mais le repos suffit encore à récupérer. Puis vient un moment où le repos ne suffit plus : les tensions s'accumulent, le sommeil se détériore, l'irritabilité monte, et l'on compense en travaillant davantage, ce qui aggrave exactement ce qu'on croit corriger. Et puis il y a le troisième stade, celui où le corps et le psychisme lâchent ensemble, où l'estime de soi s'effondre, où les symptômes deviennent impossibles à ignorer. C'est souvent là que la personne consulte, parfois parce qu'elle n'a plus le choix.
Une des caractéristiques les plus troublantes de ce syndrome est le déni. La personne épuisée ne se voit pas. Elle explique, elle justifie, elle minimise. Ce n'est pas de la mauvaise volonté : c'est que le burn-out s'est installé si progressivement, si intimement mêlé à ce qu'elle croit être, que le reconnaître demanderait de remettre en question quelque chose de très profond sur elle-même.
Burn-out ou dépression : une distinction qui compte
Le burn-out et la dépression sont souvent confondus, parfois vécus ensemble, mais ils ne sont pas la même chose. Le burn-out est lié au contexte professionnel ou personnel (aidants, parents…) : il s'installe dans le travail ou le contexte particulier et il s'améliore généralement avec le repos et l'éloignement de ce contexte. On peut encore trouver du plaisir ailleurs, dans sa vie personnelle, ses proches, ses passions, même quand la situation est devenue insupportable.
La dépression, elle, touche toutes les dimensions de la vie. Elle persiste même pendant les congés, même loin du travail. La tristesse, la perte d'intérêt, l'absence de goût pour ce qui faisait sens ne se limitent pas à la sphère professionnelle. Ces deux états peuvent se superposer, et un burn-out prolongé peut conduire à une dépression. C'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas seul dans cet accompagnement : un médecin est indispensable pour évaluer, diagnostiquer, et décider d'un éventuel arrêt de travail ou d'un suivi psychiatrique. Je ne me substitue pas à ce regard, je travaille à côté de lui.
Apaiser le corps avant de pouvoir penser
Quand une personne revient après une rupture brutale, il y a souvent un point de sidération : un endroit où le corps s'est bloqué, où la seule évocation du travail ou du contexte particulier déclenche une vague d'angoisse impossible à raisonner. Tant que cette charge est là, à vif, aucune parole ne porte. On ne réfléchit pas par-dessus une alarme qui hurle.
C'est là que j'utilise parfois des techniques de libération émotionnelle qui passent par le corps. Non comme une formule magique, mais comme un moyen d'abaisser l'intensité, pour que la personne ne soit plus débordée dès qu'elle effleure le sujet. Je ne l'applique jamais comme un protocole : je le propose quand je sens que le corps a besoin d'être apaisé avant que l'esprit puisse, à nouveau, se poser et regarder.
Réapprendre à habiter l'instant
Celui qui s'épuise vit souvent ailleurs que dans l'instant : en avance, dans la tâche suivante, dans ce qu'il faudrait déjà avoir fait. Il a perdu le contact avec le présent, et avec son propre corps qui, lui, n'habite que le présent.
Ma pratique du zazen, la méditation assise, soutient ma posture de thérapeute. Avec les personnes, je la propose dans une forme laïque, dépouillée de tout cadre religieux : non pour aller mieux, ce serait une tâche de plus, mais comme un socle lent pour réapprendre, à petites doses, à habiter l'instant plutôt que de le fuir. Mais je le fais avec une grande prudence, car chez une personne très anxieuse, fermer les yeux et aller vers les sensations peut amplifier l'angoisse. Je reste attentif à ne jamais provoquer ce que la méditation est censée adoucir.
Il arrive aussi que tout tombe dans la tête : la parole se met à tourner en boucle, à ruminer, sans avancer. Alors, parfois, nous marchons. Dehors, dans la nature lorsque c'est possible. Le corps en mouvement produit quelque chose de particulier : au niveau du mental, ça se coupe. La rumination lâche prise, le regard posé au loin desserre l'étau, et l'on pense autrement quand on avance côte à côte plutôt qu'assis l'un en face de l'autre.
Ce que la recherche dit, et là où ma pratique s'en éloigne
Les études récentes convergent sur un point : le repos seul ne suffit pas à reconstruire quelqu'un après un burn-out. La haute autorité de santé décrit la reconstruction comme un cheminement long qui passe par le repos, la reconstruction identitaire, la réflexion, et la renaissance du désir de travailler et de s'impliquer dans sa vie. Ce que j'observe en séance confirme chaque mot de cette description.
Là où les chemins divergent, c'est sur les méthodes. La recherche académique plébiscite la thérapie cognitive et comportementale comme approche la mieux documentée sur le burn-out, avec des études qui montrent des résultats mesurables en quelques mois. Les programmes de réduction du stress basés sur la pleine conscience font également l'objet d'études solides. Ma pratique, la Gestalt, n'apparaît pas dans ces listes de référence. Pas parce qu'elle serait moins pertinente, mais parce qu'elle n'a pas été soumise aux mêmes protocoles de recherche. Je ne vais pas prétendre le contraire.
Ce que je peux dire, c'est ce que j'observe : les personnes qui traversent un burn-out ont souvent besoin d'autre chose que d'apprendre à gérer leur stress différemment. Elles ont besoin de comprendre comment elles se sont oubliées à ce point, quels mécanismes anciens les ont menées là, et ce qu'elles veulent vraiment construire de leur vie. Ce n'est pas du domaine des techniques. C'est du domaine de la rencontre et du sens. Et c'est là que la Gestalt, avec son attention au présent, au lien, à ce qui cherche à émerger, trouve son terrain.
La perte de sens au coeur de l'épuisement : le brown-out
Les recherches récentes distinguent de plus en plus le burn-out classique, lié à la surcharge, d'un autre épuisement moins visible : celui qui naît de la perte de sens. On fait encore, on exécute, mais on ne sait plus vraiment pourquoi et comment. Ce que certains appellent le brown-out touche les personnes dont les valeurs profondes sont en contradiction avec ce que leur travail leur demande d'être. L'épuisement ne vient pas du trop, mais du vide de sens dans ce qu'on fait.
C'est un terrain que la Gestalt connaît bien. La question « comment est-ce que je vis ça ? » mène inévitablement, un jour ou l'autre, à « qu'est-ce qui compte vraiment pour moi ? ». Et là, le travail n'est plus seulement de récupérer. Il est de se retrouver.
Ce qui remonte derrière l'épuisement, et ce qu'on peut en faire
L'épuisement n'était que la surface. En cherchant comment on s'est oublié à ce point, remontent souvent des choses bien plus anciennes : une histoire de famille, des pertes, une manière très ancienne de se rendre indispensable ou de ne compter sur personne. Le burn-out plonge ses racines loin, dans la façon dont on a appris, parfois très tôt, à exister par ce qu'on fait plutôt que par ce qu'on est. C'est là que la Gestalt devient précieuse : non pour analyser sans fin le passé, mais pour comprendre, dans le présent, comment ces vieux mécanismes continuent d'agir.
Ce travail demande une certaine délicatesse, parce qu'il touche à la responsabilité sans verser dans la faute. La personne épuisée n'est coupable de rien, et la responsabilité d'un environnement délétère ne lui revient pas. Mais à côté de cet environnement, il y a une question qui lui appartient : quels mécanismes, parfois très anciens, m'ont fait dire oui, tenir, m'oublier jusqu'à la rupture ? Comprendre ses propres ressorts, ce n'est pas se charger d'une faute. C'est se donner les moyens de ne pas reproduire la même chose.
Et dans le cadre professionnel lorsque l'environnement de travail est en cause, j'indique sans me substituer : je ne suis pas juriste, mais je sais qu'un salarié a des droits, et j'encourage la personne à se tourner vers les interlocuteurs compétents, médecin du travail, avocat, organisation syndicale, qui sauront la conseiller et l'aider à se protéger.
Revenir au travail ou dans le contexte particulier, pas nécessairement au même endroit
Un point que je veux dire clairement, parce qu'il est souvent tu dans l'accompagnement du burn-out : revenir dans le même environnement ne signifie pas nécessairement revenir au même poste ou à la même place, dans la même façon, dans la même organisation. Parfois, le burn-out ouvre une bifurcation. Il force à se demander ce qu'on veut vraiment faire de sa vie professionnelle, de sa vie personnelle, ce qui a du sens pour soi, ce à quoi on est prêt à donner son énergie et ce à quoi on ne l'est plus.
Comprendre quelle essence on a mise dans cette danse pour en arriver là, ce n'est pas une question de culpabilité. C'est une question de lucidité. Ces questions ont besoin d'un espace pour se déployer, et elles ne se résolvent pas dans l'urgence.
Le temps long, et comment le protéger
Tout cela demande du temps. Un burn-out ne se résout pas en un mois ou deux à coups d'antidépresseurs et de bonnes résolutions. C'est un temps long, souvent plus long qu'on ne l'anticipe, et ce temps est nécessaire. Le repos n'est pas de la paresse : c'est le soin lui-même. L'épuisement profond est une fracture invisible, et l'entourage qui s'inquiète ou s'agace de voir quelqu'un ne rien faire passe à côté de quelque chose d'essentiel. Se reposer vraiment est souvent ce qu'il y a de plus difficile pour quelqu'un qui s'est épuisé à force de faire.
Il est donc important, dès le début de l'arrêt, de ne pas naviguer seul dans les aspects pratiques et juridiques. Des dispositifs existent pour protéger les personnes en arrêt et leur donner le temps dont elles ont besoin sans se retrouver dans une instabilité économique qui viendrait aggraver leur situation. Le médecin traitant, le médecin du travail, un conseiller juridique, un syndicat, selon les situations, sont les interlocuteurs compétents pour faire le tour de ces possibilités. Mon rôle n'est pas de les remplacer. C'est d'encourager à aller les consulter, et d'aider la personne à ne pas se sentir seule face à ce qu'elle doit traverser, intérieurement et concrètement.
Un épuisement qui dépasse le seul cadre du travail : burn-out parental et de l'aidant
Le burn-out est souvent présenté comme un syndrome professionnel. Mais l'épuisement né d'un investissement prolongé dans une situation émotionnellement exigeante ne se limite pas au travail salarié. Deux formes restent trop peu nommées, et méritent de l'être.
Le burn-out parental touche des parents, souvent des mères mais pas seulement, qui s'épuisent à force de donner, d'anticiper, de porter l'entièreté du soin et de la charge mentale familiale. Les symptômes sont les mêmes qu'ailleurs : fatigue profonde qui ne passe pas avec le repos, détachement affectif progressif, sentiment de ne plus être à la hauteur, culpabilité d'être épuisé par quelqu'un qu'on aime. La honte, ici, est souvent encore plus lourde qu'au travail, parce qu'on ne s'autorise pas à dire qu'on est épuisé d'être parent.
Le burn-out de l'aidant touche ceux qui accompagnent au quotidien un proche malade, dépendant ou en situation de handicap. L'épuisement s'installe à bas bruit, dans le don de soi constant, l'oubli de ses propres besoins, l'impossibilité de s'arrêter. Ces personnes sont souvent les dernières à demander de l'aide, parce qu'elles estiment que leur souffrance est moins légitime que celle de la personne qu'elles accompagnent. Ce n'est pas vrai. Un aidant épuisé ne peut plus aider bien. Prendre soin de soi n'est pas un abandon : c'est une condition.
Dans ces deux situations, les mêmes principes s'appliquent : reconnaître l'épuisement, ne pas rester seul, accepter un soutien, et si nécessaire s'orienter vers des structures spécialisées, associations d'aidants, plateformes de répit, médecin traitant. Je reçois parfois des personnes qui traversent ces formes d'épuisement, et ce que j'observe est identique à ce que je vois dans le burn-out professionnel : c'est long, c'est profond, et ça mérite d'être accompagné avec autant de sérieux.
Le thérapeute aussi est traversé
Je veux dire une chose qu'on tait souvent. Accompagner quelqu'un sur ce chemin ne me laisse pas intact. Il arrive qu'un accompagnement, parti d'une fatigue, rencontre en route le drame, la perte, parfois la maladie grave. Et là, en tant que thérapeute, je suis percuté. Je ne suis pas une surface neutre qui enregistre sans être touchée. C'est précisément pour cela que je suis supervisé : la supervision est l'espace où je dépose ce qui me traverse, pour pouvoir continuer à accompagner sans m'y perdre ni m'en protéger par la distance.
Ce que j'accompagne dans un burn-out n'est jamais le retour à la performance. C'est quelque chose de plus lent et de plus vaste : retrouver un rapport vivant à soi, où le travail, la famille, les engagements ont leur place sans prendre toute la place. Ce chemin est long. Il demande du temps, de la présence, et souvent plus d'une main tendue. Mais il mène, presque toujours, vers quelque chose de plus juste.
Questions fréquentes sur le burn-out
Quels sont les premiers signes d'un burn-out ?
Le burn-out ne tombe pas dessus, il glisse. D'abord une fatigue que le repos comble encore ; puis un stade où le repos ne suffit plus : sommeil dégradé, irritabilité, tensions, et une tendance à compenser en travaillant davantage. Le troisième stade est celui où le corps et le psychisme lâchent ensemble et où l'estime de soi s'effondre. Le déni est fréquent : la personne épuisée se voit rarement elle-même.
Comment différencier un burn-out d'une dépression ?
Le burn-out est lié au travail : il s'améliore généralement avec le repos et l'éloignement de ce contexte, et l'on peut encore trouver du plaisir ailleurs. La dépression, elle, touche toutes les dimensions de la vie et persiste même en congés. Les deux peuvent se superposer, et un burn-out prolongé peut conduire à une dépression, d'où l'importance d'un avis médical pour poser le diagnostic.
Le burn-out est-il une faiblesse ?
Non, c'est l'inverse. Le burn-out ne frappe pas les fragiles, mais celles et ceux qui en font trop, trop longtemps, par engagement et par incapacité à lâcher. On ne s'épuise pas parce qu'on ne tient pas, mais parce qu'on a trop bien tenu, au-delà du soutenable.
Combien de temps dure un burn-out ?
C'est un temps long, souvent plus long qu'on ne l'anticipe, et ce temps est nécessaire. Un burn-out ne se résout pas en un mois ou deux : la reconstruction passe par le repos, une reconstruction identitaire, la réflexion et la renaissance du désir de travailler. Le repos n'est pas de la paresse, c'est le soin lui-même.
Existe-t-il un burn-out en dehors du travail ?
Oui. Le burn-out parental touche des parents épuisés par la charge du soin et la charge mentale familiale ; le burn-out de l'aidant touche ceux qui accompagnent au quotidien un proche malade ou dépendant. Les symptômes sont les mêmes, et la honte y est souvent plus lourde. Les mêmes principes s'appliquent : reconnaître l'épuisement, ne pas rester seul, chercher un soutien adapté.

